

Février 2007
Bienvenue…
Ici, vous pouvez me suivre dans les projets ou mon actualité. Parfois, comme dans un journal de bord, vous pourrez partager mes coups de cœur, mes coups de " Trafalgar Square ", mes envies ou mes rêves de petite fille qui s’efforcent à devenir grands.
2006 fut une année "Théâtre" avec deux créations de Lilian Lloyd et surtout deux beaux rôles à défendre. A défendre, c'est le mot, car avec ce genre de metteur en scène, rien n’est acquis. Je sais de quoi je parle…
J’ai un peu cohabité avec ces deux femmes de tempérament pendant plusieurs mois, pour le meilleur et… le meilleur. Je dis cela car dans ce métier, galérer sur un rôle, perdre son texte, se heurter à une mise en scène, tout ça, ce n’est jamais le pire. Le pire de ce métier est de n’avoir rien à défendre, point.
La première des pièces à laquelle j’ai participé cette saison, c'est La Coulée douce qui se déroule à un enterrement et qui touche avec finesse les sujets de la mort, du tabou, de la sexualité. J’aime cette pièce, sa pudeur et tous ses personnages. Mathilde est en apparence aussi froide que le mort sur lequel tout le monde se penche. Enceinte de 8 mois et à fumer comme elle respire, toujours de noir vêtue, elle est d’un cynisme à toute épreuve. Mais derrière cette façade se dévoile peu à peu une sensibilité à fleur de peau et des blessures à calfeutrer. La sincérité et sobriété de jeu étaient la ligne pour rendre à Mathilde toute sa douce force de femme qui fait front avec ses casseroles, son passé, son passif. Quand à la rondeur de sa grossesse, j’ai eu un certain plaisir à semer le doute et susciter même la révolte chez des spectateurs heurtés de me voir fumer… Et tout ce travail a pu se faire grâce à François Teyssier, le metteur en scène et une distribution qui, au bout d’un an de représentation, est devenue comme une petite famille..
Dans Nationale 666, une femme fuit son mariage en quête d’elle-même accompagnée de sa bonne et mauvaise conscience. Le nom de Louise Cyphère en dit déjà long ! Louise, la femme de feu, la séductrice, la fatale, la manipulatrice à l’œil vitreux (je portais une lentille blanche). Elle sait ce qu’elle veut, comment l’obtenir : sexe ou violence… La pièce était menée à 100 à l’heure sous forme d’un road movie et Louise devait avoir un physique " sculpté ". Entre chorégraphies et portés rocambolesques, la préparation physique m’a été indispensable. Je n’ai jamais autant sué pour préparer un rôle… à pousser des poids dans une salle pendant un an… Il était assez amusant de casser l’image " fatale " de Louise et de montrer ses travers et ses défauts qu’elle n’assume pas. Dans un jeu " cartoonnesque " voulu par le metteur en scène, j’ai surtout beaucoup appris auprès de deux comédiennes géniales et qui me manqueront toujours – jusqu’à ce que je les retrouve – Ismérie de Lesser et Valérie Lesort.
Entre programmations et dates de tournée, J’ai pu tourner dans la publicité France Bénévolat et quelques courts métrages et le stage caméra avec Alain PRIOUL (Maison du film court) m’a permis de perfectionner mes acquis pour les futures tournages.
Avec la création de mon site je poursuis mes démarches de casting bien entendu. A bons entendeurs ;o)
Et voilà, 2007 a commencé ! De nouveau sur les planches, mais cette fois, c'est un rêve de petite fille qui prend forme puisque c’est au service de la danse, de la magie, des plumes, strass et paillettes que je rejoins le Cabaret EXTRAVAGANCE, qui a ouvert ses portes en décembre à proximité de Tours.
Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site www.extravagance.fr